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23 Avril 2017 | 27, Nisan 5777 | Mise à jour le 21/04/2017 à 12h34

Rubrique Régions

Devant le B'nai Brith, Ivan Rioufol cite Israël comme exemple pour sortir la France de la crise

Une conférence qui a su capter le public. (DR)

Rédacteur en chef du service des informations générales du «Figaro», éditorialiste au «Figaro Madame», chroniqueur sur RTL, essayiste, Ivan Rioufol était l'invité des associations B'nai Brith de Metz.

C’est devant un parterre de 150 personnes, qu’Ivan Rioufol intervenait sur le thème : Faut-il désespérer de la France ? Réagissant notamment aux derniers attentats dramatiques de Paris,  c’est avec sa verve habituelle et sans langue de bois qu’il tenta d’établir un état des lieux de la situation nationale, et d’en envisager l’avenir. Evoquant, par ailleurs, le rassemblement historique du            11 janvier dernier, il s’interrogeait : « Ce magnifique élan de solidarité, ce grand réveil national, vont-ils perdurer ?» 

Selon Ivan Rioufol, notre pays est confronté à une grave crise identitaire et existentielle, qui nécessiterait, si l’on veut tenter de  la dépasser, de «redécouvrir le sens du collectif» et de «restaurer l'autorité». Il citait alors, à ce sujet, Israël en exemple : « Israël, qui parvient à maintenir sa culture, son passé historique, à défendre sa langue, sa nation, et à désigner son ennemi».


Le danger des communautarismes

L’essayiste poursuivit son propos en insistant notamment sur le rôle pédagogique de l’école : «Structure privilégiée au sein de laquelle on doit enseigner et apprendre l’amour de la France», et sur les problématiques liées à l’immigration, et l’intégration de populations qui, selon lui, peuvent éprouver des difficultés à s’inclure dans la communauté nationale.

 Insistant, enfin, sur le danger des communautarismes, Ivan Rioufol rappelait, néanmoins, que les religions ont un rôle majeur à jouer dans les élans de fraternité qu’elles peuvent susciter. «Les religions doivent établir des ponts entre toutes les communautés et non les  séparer».

Le spécialiste terminait par ces quelques mots : « Je suis plutôt optimiste sur la capacité de réveil de la France et sa capacité de paroles libres (…). » Pouvons-nous  rester sur cette note d'espoir ? Les deux co-présidentes, Helga Brunwasser, et Brigitte Zajdman, tout nouvellement élues au B'nai Brith Armand Kraemer de Metz,  avaient choisi d'inviter Ivan Rioufol pour leur première manifestation. Pour un coup d'essai ce fut un coup de maître.  Salle comble, pour un samedi soir enneigé... Ivan Rioufol a séduit l'auditoire. 

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