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27 Mars 2017 | 29, Adar 5777 | Mise à jour le 27/03/2017 à 11h02

Chabbat Vayikra : 20h02 - 21h10

Rubrique Régions

Office solennel à la mémoire du grand rabbin Pierre-Yves Bauer

hommage au grand rabbin Pierre-Yves Bauer. (DR)

e grand rabbin de la Moselle, Bruno Fiszon, l'aumônier régional des armées et des prisons, Philippe Choukroun, ont rappelé la mémoire bénie de Pierre-Yves Bauer, enfant de Metz, au cours d'un office solennel empreint d'une grande émotion.

Le grand rabbin Pierre Yves Bauer  nous a quittés. C'est un vide incommensurable qu'il laisse dans tous les cœurs. Le Rabbinat est en deuil, l'aumônerie est en deuil, la communauté de Metz se souvient avec affection. «Nous avons grandi ensemble», devait dire le grand rabbin Fiszon. «Sa famille était très engagée, très ouverte. Très jeune déjà, il était intéressé par l'étude de la Torah ». Ce dernier évoque l'immense gentillesse d'un homme de très grande modestie, un sage pétri d'une vaste culture. A l'affût de toutes les découvertes scientifiques, Pierre Yves Bauer avait une connaissance très pointue des mikvaoth et du chaatnez dont il est devenu le spécialiste national. Homme de cœur, de grande humanité, il avait une attention particulière pour chacun, et s'inquiétait, comme disait le rabbin Choukroun, de chaque prisonnier dans sa cellule, un homme de conviction d'une profonde droiture. 

 Nos  pensées se tournent vers Raymond et Francine Bauer, ses parents,  qu'il aimait tant et auxquels nous adressons toute notre affectueuse sympathie. Le grand rabbin Fiszon devait terminer  son allocution par la lecture d'un poème de sa composition : «A mon ami Pierre-Yves. C'est au camarde de jeunesse que je m'adresse, Pierre-Yves souviens-toi du temps de notre jeunesse. Aux EIF, au Talmud-Torah de Metz déjà,  tu étais la référence, celui qui s'intéresse plus que  tout autre à la Torah, à la Hala'ha dans toutes ses finesses, et puis dans le limoud tu t'es plongé sans cesse, Sans oublier le hessed que tu as prodigué à tous ceux qui étaient dans la détresse. Point de secrets, tu savais dévoiler les mystères du mikwé et du chaatnez. A ton épouse et tes filles, ton frère, ta sœur. Que l'Eternel les console dans leur terrible tristesse. A  ton papa et Francine qui là-haut affrontent cette épreuve avec tant de chagrin mais sans faiblesse. A la table des tsadikim tu es là et les tiens,  tu les protèges encore, jamais tu ne les délaisses. Ta emouna en toutes circonstances fut une leçon de vie, c'est là la véritable sagesse. Ton sourire restera pour chacun d'entre nous une véritable caresse.»

   Tout son être n'était que pureté, droiture.  Son sourire restera à tout jamais gravé dans la mémoire de la communauté de Metz. 

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