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17 Janvier 2017 | 19, Tevet 5777 | Mise à jour le 17/01/2017 à 19h30

Rubrique Régions

Rotem Zisman-Cohen : « Respecter le Chabbat me donne la force d'être actrice »

« Je suis contente qu'il existe à Nice un Festival comme le NIFF ».(HAY IMAGE.)

Le Nice Israel Film Festival 2016 s'est achevé le dimanche 20 mars 2016. Le Mimosa d'Or a été décerné au film de Shemi Zarhin « The Kind Words » (Les douces paroles). Le Mimosa d'or du court-métrage a été remis à Ayala Sharot pour « Broken Branches ».

Peu avant la soirée de clôture, l'actrice israélienne Rotem Zisman-Cohen, accompagnée de son mari, l’acteur Maurice Cohen, a accepté un entretien. Avec humour, l'interprète principale du film, dont elle ne savait pas encore s'il serait primé, déclare : « Si le film remporte le Mimosa d'Or, je pousse un cri de joie : Yeah ! ». Ce long-métrage raconte l'histoire de Dorota, Netanael et Shaï, deux frères et leur sœur réunis après la mort de la mère. En plus de leur chagrin, ils découvrent avec stupéfaction l'identité de leur vrai père, un algérien musulman. Ils décident d'un voyage vers la France qui les conduira vers leur passé et, finalement, vers eux-mêmes.
Notons que, pour 2016 « The Kind Words » est en tête du box-office israélien. Il a décroché 12 nominations au Israeli Film Academic Award (meilleur film, meilleur metteur en scène, meilleur script et meilleur acteur). Il sortira en avril en France.
« Cela me fait vraiment chaud au cœur d'être l'invitée d'honneur du NIFF 2016, confie  Rotem Zisman-Cohen. De plus j'aime Nice et la région Côte d'Azur ». La veille, l'actrice et son mari ont prié à la grande synagogue de la rue Deloye : « Faire du cinéma et observer le Chabbat, ce n'est pas un paradoxe. Le métier d'actrice est un métier spirituel; respecter le Chabbat me donne la force d'être actrice. Je me ressource pendant le Chabbat » explique la jeune femme qui attend un heureux événement.
D'origine polonaise et roumaine par son père, tunisienne par sa mère, elle a évolué dans un climat artistique auprès de son grand-père maternel, chanteur « non-professionnel » précise-t-elle.
Elle a récemment tourné un film sur l'histoire de sa famille que l'on verra « bientôt ».
Rotem Zisman-Cohen souhaite passer derrière la caméra. Elle travaille sur le projet d'un film qui se déroule pendant les 25 heures du Chabbat. « Un film sur la foi, basé sur une histoire vraie ». Elle sera prochainement dirigée par le réalisateur Moni Yaesh dans le film « Avinou » (Notre père). On l'aura compris, Rotem Zisman-Cohen a plusieurs cordes à son arc. Elle explique même, avec un sourire malicieux, « être cuisinière » à ses moments perdus et conclut: « Je suis contente qu'il existe à Nice un Festival comme le NIFF, car cela permet de montrer ce qui se passe en Israël ainsi que la culture israélienne qui est exceptionnelle ».

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