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21 Février 2017 | 25, Shevat 5777 | Mise à jour le 21/02/2017 à 11h43

Chabbat Michpatim : 18h08 - 19h16

Rubrique Régions

Nearim : « Un groupe de jeunes exceptionnel »

« Il est rare de rencontrer des adolescents qui ont une telle soif d'étude » (DR)

Mosché Choukroun enseigne depuis 2010 le kodech à l'école Aquiba. Ce Strasbourgeois d'origine qui a étudié dans des yechivot israéliennes dirige Nearim, un mouvement de jeunesse en plein essor à Strasbourg.

Actualité Juive : Comment s'est créé Néarim ?
Mosché Choukroun :
Nearim s'est créé il y a environ quatre ans sous l'impulsion de Daniel Gerst, président de la communauté Chearim. Daniel Gerst m’a demandé de prendre en charge la Yechiva d’été de Chearim qui existait il y a une dizaine d’années mais qui avait interrompu ses activités. Il m’a ensuite demandé d’animer une étude autour de la paracha le vendredi soir. Avec l'aide de mon épouse Hanna, nous avons rajouté quelques activités comme des veillées d'études et un séminaire en février et j'ai donc décidé de créer Néarim. Le mot « Néarim », qui signifie « les adolescents », renvoie à la complexité de la figure du « Naar » dans la Torah : c’est parfois péjoratif, parfois positif, mais il y induit une idée de révolution. Les commentateurs découpent le mot en « Na », quelqu’un qui se déplace et « Er », qui fait référence à l’éveil.

A.J.: Quelle est l’identité de ce mouvement ?
M.C. :
La trentaine de jeunes qui participent à nos activités ont entre 14 et 18 ans et sont presque tous issus de familles religieuses. Les plus jeunes sont donc en troisième, les plus âgés en terminale. Je dirais que nous sommes à mi-chemin entre un Beth hamidrach et un mouvement de jeunesse. Nearim est centré autour de deux activités principales : l’étude – les jeunes qui viennent sont tous très désireux d’étudier sérieusement - et la vie de groupe avec tout ce que cela implique – repas en commun, discussions, musique, etc. J'ai la chance de pouvoir compter sur un groupe de jeunes exceptionnel. En tant qu'enseignant en école juive, je suis bien placé pour savoir qu'il est rare de rencontrer des adolescents qui ont une telle soif d'étude et aussi peu d'intérêt pour les diverses modes.  Depuis cette année, nous publions chaque semaine le « Daf », que nous distribuons dans plusieurs communautés de la ville. Le « Daf » se constitue généralement d'un petit texte sur la paracha ainsi que d'une réflexion sur une question halakhique ou sur un sujet plus décalé. Le but est surtout de permettre aux jeunes de s'exprimer, de les encourager à écrire un Dvar Torah. A titre personnel, il m'a fallu de longues années pour être en mesure d'écrire quelque chose ou de prendre la parole en public et j'aimerais leur faciliter la tâche.

A.J.: Que faut-il vous souhaiter ?
M.C. :
De trouver une stabilité financière et de continuer ce que nous faisons. Nous ne souhaitons pas forcément devenir un très grand mouvement car j'aurais alors peut-être un peu peur d'être moins proche des jeunes. Un défi important se posera d'ici un an, lorsque les membres les plus âgés de Nearim, ceux qui donnent l'impulsion à nos activités, s'en iront, la plupart d'entre eux  souhaitent aller étudier à la yechiva.

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