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23 Mars 2017 | 25, Adar 5777 | Mise à jour le 22/03/2017 à 17h32

Chabbat Vayakel-Pekoudé : 18h51 - 19h59

Rubrique Communauté

Distinction : Le prix Kaminski ou l’exemple d’une belle réussite

De droite à gauche, le Grand Rabbin Olivier Kaufmann, Jacky Fredj et au centre Maitre David-Olivier Kaminski. (Marylou Tremil)

Le mercredi 29 juin au Mémorial de la Shoah s’est déroulé le 7e rendez-vous annuel de la remise du Prix Bruno Durocher-Kaminski, récompensant les élèves du Talmud-Torah et les jeunes post-Bar et Bat-Mitsva, ayant mené un travail sur le thème de la Mémoire de la Shoah, sous l’égide du partenariat établi entre le Mémorial et la synagogue Charles Liché.

« Cette soirée consacrée à la remise du prix Kaminski confondant toutes les générations marque notre rassemblement annuel de la fraternité  sous le signe de la mémoire, de la vigilance et de la fidélité » souligna le Grand Rabbin Olivier Kaufmann, en remerciant chacun, en particulier Barbara Mellul, et Adeline Salmon de l’équipe pédagogique du Mémorial, avant que ne s’ouvre cette soirée par le talentueux David Coleman au violon, et l’hommage rendu par Jacky Fredj directeur du Mémorial et le Grand Rabbin à Milo Adoner, âgé de 91 ans, ancien d’Auschwitz, entouré de sa femme Suzy, de leurs deux filles et petites-filles, hommage accompagné de chantsYiddish interprétés avec bonheur par Milo et des fidèles de la Communauté. Puis, les EI se relayèrent pour dire des poèmes de Bruno Durocher-Kaminski, survivant des camps nazis, considéré comme « le Rimbaud de la poésie Polonaise », auteur prolixe, fondateur des éditions Caractères. A la suite de ces lectures, Maître David Olivier Kaminski, président de la Licra-Paris, initiateur du Prix en mémoire de son père, rendit hommage au Grand Rabbin pour son action de mémoire, puis fit part de sa satisfaction de voir que « ce prix avait toute sa raison d’être, en incitant les jeunes à s’opposer à l’antisémitisme, tel celui scandaleux, qui sévissait aujourd’hui à Bondy boycottant les produits Israéliens, émanant des élus de la République, et enfin à transcender l’héritage du peuple Juif ». Lors de cette soirée, le groupe des EI de la branche perspective témoignèrent de leur voyage en Argentine en 2015 sur les traces de la vie Juive, avec l’appui de la FMS et de la famille Kaminski. Puis ils passèrent le relais aux 19 jeunes EI, futurs animateurs, qui se lanceront sur les traces du Judaïsme en Europe et qui présentèrent leur projet sous le signe d’une bonne humeur conviviale. Après cette présentation, vint le moment fort de la remise du prix Johanna Haya Causanski, en mémoire de cette enfant du Talmud-Torah, disparue il y a quelques années, dont la famille vit en Israël, prix remis par sa sœur à Maayane Mouchenik, bouleversée d’émotion, en reconnaissance de son implication active au sein de la Synagogue Charles Liché. Enfin, après l’interprétation savoureuse de chants Yiddish et Hébraïques par sa petite sœur, Lia Mouchenik, puis un florilège de morceaux au violon, et des poèmes lus avec brio par les EI, un court métrage consacré à Milo Adoner, réalisé par Armand Berneman, fut projeté, empreint de son témoignage teinté d’humour, et faisant montre d’une force de vie inouïe. Ce Prix Bruno Durocher Kaminski rassemblant une multitude de jeunes engagés à transmettre les valeurs du Judaïsme et de la Mémoire est une réussite exemplaire, à l’heure même où souffle le vent de l’antisionisme-antisémitisme.

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