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25 Avril 2017 | 29, Nisan 5777 | Mise à jour le 25/04/2017 à 11h18

Rubrique Sport

Rudy Haddad : « Pourquoi pas rentrer en France… »

Crédit : JN

Ce mardi 27 septembre, son entraînement quotidien vient de prendre fin sous une écrasante chaleur. Evoluant à l’Hapoël Ashkelon (D1 israélienne) depuis la saison dernière, l’ancien joueur du PSG, aujourd’hui âgé de 31 ans, a choisi Actualité Juive pour parler de ses nouveaux défis. Entretien exclusif.

Actualité Juive : Après une saison dernière en D2 avec l’Hapoël Ashkelon, vous redécouvrez l’élite israélienne avec ce même club. Content ?
Rudy Haddad :
C’est un peu par hasard que j’ai atterri dans cette écurie. Dès le départ, je m’y suis bien senti. L’atmosphère était bonne avec les joueurs et avec le staff. Sur le terrain, je me suis régalé hormis quelques blessures en cours de saison. Nous avons obtenu l’accession parmi l’élite et le gain de la Toto Cup (équivalent de la Coupe de la Ligue, ndlr). Le bilan était plus que positif. Je suis engagé jusqu’à la fin 2017 avec Ashkelon. Ma préparation a été positive. Malgré cela, je n’ai connu mes premières minutes de jeu en Championnat que le week-end dernier face à l’Hapoël Raanana (0-0). Les quatre premières rencontres, mon coach, Yuval Naïm, m’a laissé sur le banc sans trop d’explications.

A.J.: Etait-ce difficile de vivre ce statut de remplaçant compte tenu de votre expérience ?
R. H. :
J’ai vécu cette période de façon plutôt calme et intelligente. Je suis certain que mon travail à l’entraînement va finir par payer. Ce n’est jamais simple de se défoncer la semaine et de ne pas jouer en Championnat. Cela dit, je respecte les choix de l’entraîneur. Cela fait partie du football.

A.J.: Votre club réalise pour l’instant un parcours honorable (3 nuls, 1 victoire et 1 défaite).
R. H. :
C’est correct. On n’a pas à rougir. Mais notre marge de progression reste encore importante. Pour le moment, nous avons juste affronté un gros client qui est le Bétar Jérusalem (défaite 0-3). En tant que promu, notre but est de nous maintenir en Première division. Il nous faut avant tout engranger un maximum de points face à des équipes de notre niveau.


« Le PSG n’a pas la même stature que l’an passé »

A.J.: Que pensez-vous du champion en titre, l’Hapoël Beersheva, toujours en lice en Ligue Europa et qui reste sur un authentique exploit à San Siro contre l’Inter Milan (0-2) ?
R. H. :
J’aime beaucoup cette équipe qui compte un certain nombre d’internationaux. Beersheva propose un bon mélange entre joueurs israéliens et joueurs étrangers. Cette équipe joue au ballon. Elle se rapproche le plus, à mes yeux, du niveau européen.

A.J.: Quid du Maccabi Tel-Aviv, votre ancien club ?
R. H. :
Je mets ce club un cran en-dessous de Beersheva. Même s’il reste redoutable, le Maccabi fait moins peur depuis le départ de sa star Eran Zehavi en Chine.

A.J.: Qu’en est-il de votre notoriété en Israël ?
R. H. :
Je vis à Tel-Aviv. On me reconnaît parfois dans la rue. Mais physiquement, c’est plus difficile car je ne porte plus de queue de cheval !

A.J.: Etes-vous nostalgique de la France ? Pensez-vous revenir
dans votre pays de naissance d’ici la fin de votre carrière ?
R. H. :
Il est certain que si j’ai une opportunité de jouer en Ligue 2, je sauterai sur l’occasion. En Israël, jouer sous la chaleur n’est pas simple à gérer. En France, le temps est beaucoup plus calme.

A.J.: Depuis Israël, vous ne ratez presque aucun match du PSG. Quel est votre avis sur les débuts poussifs de votre club de cœur ?
R. H. :
Le PSG n’a pas la même stature que l’an passé. Et je ne suis pas persuadé que le recrutement actuel soit à la hauteur des ambitions des dirigeants. Le départ de Zlatan Ibrahimovic a été un grand tournant. Cela dit, le club devrait remporter de nouveau la Ligue 1. Mais s’agissant de la Ligue des champions, je n’y crois pas du tout.

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