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19 Janvier 2017 | 21, Tevet 5777 | Mise à jour le 19/01/2017 à 17h22

Rubrique Judaïsme

Le chofar du Jubilé

Crédit : FLASH90

« Tu feras circuler le retentissement du chofar, dans le septième mois, le dixième jour : au jour de Kippour, vous ferez retentir le son du chofar à travers tout votre pays. Vous sanctifierez cette cinquantième année en proclamant dans le pays la liberté pour tous ceux qui l’habitent » (Lévitique 25, 9 et 10).

Le retentissement du chofar durant Kippour constituait le signal de la liberté pour les hommes qui avaient renoncé à leur liberté économique et professionnelle pour se mettre au service exclusif d’un patron. « Si Kippour est le jour de la résurrection de la morale, le Jubilé est l’année de la résurrection sociale de la nation » (Rav S. R. Hirsch sur Lev, 25). L’homme ne saurait être le maître de son semblable ne serait-ce que par son statut d’employeur. Par ailleurs, à Kippour, le juif se libère de son mal, de son instinct. Il devient libre car « il n’est d’homme libre que celui qui étudie la Torah » (Pirkei Avot, 6, 2.). La liberté religieuse ne saurait ainsi se détacher de la liberté sociale. Remarquons aussi que le son du chofar a accompagné le don de la Torah, la loi qui permet à l’homme d’accéder à la liberté dans son rapport avec sa nature.
Les 49 années qui précèdent le Jubilé font bien sûr référence aux 49 jours qui séparent Pessa’h de Chavouot qui célèbre le don de la Torah. De fait, les secondes Tables d’alliance furent données le jour de Kippour après la faute du veau d’or. Ainsi, le Jubilé est censé rappeler la théophanie sinaïtique par ses différentes injonctions et notamment par le chofar .

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