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21 Février 2017 | 25, Shevat 5777 | Mise à jour le 21/02/2017 à 11h43

Chabbat Michpatim : 18h08 - 19h16

Rubrique Judaïsme

Les Dinim de Hanouka

Du 24 Décembre (au soir) au 1er Janvier 2017

Historique
A l’époque du deuxième Temple, au temps où rayonnait la culture grecque, des décrets furent pris par le roi syrien Antiochus Epiphane contre le peuple d’Israël.
Ces décrets devaient réduire à néant toute possibilité de vie juive : interdiction de l’étude, de la pratique des mitzvot (circoncision, chabbat...). De plus, les Juifs furent persécutés dans leurs biens (on s’empara de leur fortune) dans leur famille (on s’empara de leurs filles)...
Enfin le Temple fut profané, des brèches faites dans son enceinte, ce qui fut trouvé pur, fut rendu impur...
Les Hasmonéens, famille de Cohanim, sous la conduite du Grand Prêtre Matathias et de son fils Juda Maccabée, luttèrent avec l’aide de D’ contre les Grecs, les vainquirent et libérèrent Israël. La royauté fut ainsi rétablie en Israël pendant plus de 200 ans. Cette victoire eut lieu le 25 Kislev, date de la restauration du Temple.
Il fallait huit jours pour fabriquer de l’huile pure... Une petite fiole d’huile fut retrouvée pure, juste suffisante pour un jour, elle brûla miraculeusement pendant huit jours.
En souvenir de ces événements, les Sages de l’époque instituèrent les huit jours de fête de Hanouka, fête de joie et de lumière.
Le Temple fut libéré, le 25 Kislev, 165 ans avant le début de l’ère vulgaire, donc 233 ans avant la destruction du second Temple.

Vocabulaire

Hanouka signifie «inauguration» (du Temple restauré à nouveau). Nos Sages divisent le mot Hanouka en deux parties.
« Hanou » « Kah » qui signifie «  Ils se sont reposés de la lutte le 25 ».
   Ménora : chandelier à sept branches du Temple.
   Hanoukia : petit chandelier que l’on allume à la maison.
   Chamache : lumière supplémentaire de la Hanoukia.
   On pratique beaucoup de Tsédaka (dons aux pauvres) pendant Hanouka.
   On ne jeûne pas pendant Hanouka, ni les jours qui précèdent ou qui suivent.
   Chaque jour de Hanouka, le grand Hallel est récité durant la prière du matin.

Usages

Il est d’usage de raconter à sa famille les miracles qui se sont produits à cette époque.
Le repas est accompagné de chants et de louanges.
 On ne fait pas de Hesped (éloge funèbre) durant cette période.
 La fille du Grand Prêtre Yohanane, qui était fort belle, fut invitée par le roi persécuteur. Elle réussit à l’endormir par un repas de fromages et de vin, puis, à le tuer.
 Pour cette raison, certains consomment des plats lactés à Hanouka.
 Certains ont l’usage de rester près des lumières une demi-heure après l’allumage, bien sûr sans chercher à tirer profit des lumières. On ne donne pas de cadeaux à Hanouka mais plutôt de l’argent aux enfants afin de les stimuler à l’étude de la Thora et à la pratique des mitzvoth. C’est aussi une éducation pour leur permettre de donner à leur tour la Tsédaka.
 
Préparation de la Hanoukia

Toutes les huiles peuvent être utilisées. Pour embellir la mitzva, on pourra utiliser de l’huile d’olive en souvenir du Temple. On peut aussi employer des bougies, pourvu que les lumières soient belles et claires. Pour les mèches, toutes sont utilisables mais le coton est préférable. On peut se servir des mêmes mèches plusieurs jours. On utilisera de préférence une Hanoukia en argent, en métal ou en verre. Certains ont l’usage d’utiliser un Chamache en cire.


Où placer la Hanoukia ?

De façon à faire connaître le miracle, on placera la Hanoukia près du domaine public. Autrefois, on allumait devant la porte de la maison. De nos jours, on la place derrière une fenêtre qui donne sur le domaine public.
   Les lumières devront être à plus de 30 cm du sol, en principe, à un maximum de 1 m de hauteur. A plus de 10 m de hauteur, on ne le fera pas.
   Celui qui habite en immeuble à plus de 10 m de hauteur, ou qui n’a pas de fenêtres donnant sur le domaine public, allumera la Hanoukia à gauche de la porte qui donne accès au séjour, en face de la mézouza.
   Ainsi on sera entouré de mitzvoth.


L’allumage

Elles seront sur une seule ligne et sur une seule hauteur, un espace entre chaque lumière est nécessaire.
L’heure idéale pour l’allumage est celle de l’apparition des étoiles.
Une demi-heure avant l’allumage, on ne fera ni étude, ni travail. On ne prendra pas de repas ni de boissons enivrantes. On récitera, cependant, la prière de Maariv (office du soir).
 On allumera en présence de sa famille. Les Sépharades n’allument qu’une Hanoukia par famille, par contre les Ashkénazes allument une Hanoukia par personne. L’épouse, toutefois, est rendue quitte par son mari.
 La mitzva d’allumer durera tant qu’il y aura des passants dans la rue, en présence des membres de sa famille.
 Les lumières devront brûler obligatoirement une demi-heure après la sortie des étoiles. Les femmes ne devront pas travailler pendant ce temps.    


   Cas particuliers

On procède à l’allumage de la façon  suivante :
   Le premier soir : A
   Le deuxième soir : B ensuite A
  Le troisième soir : C, ensuite B, et après A.  

 Suivre le même principe pour les autres soirs en plaçant toujours la nouvelle bougie à gauche et en allumant de gauche à droite. 
Le premier soir on dira trois bénédictions, les autres soirs, on ne fera pas « Chéhékhéyanou ».
 La mitzva est déterminée par l’allumage, aussi, s’arrangera-t-on pour que tout soit en ordre au moment de l’allumage (Hanoukia à sa place, huile suffisante, etc.).
Si les lumières s’éteignent il faut les rallumer sans bénédiction.

La lumière auxiliaire, appelée Chamache, peut servir à allumer les autres flammes.
Il est interdit de déplacer la Hanoukia, on ne le fera qu’après avoir éteint les mèches, une fois la mitzva accomplie.
 On ne profitera pas des lumières de la Hanoukia, qui sont consacrées à la mitzva, pour lire ou s’éclairer. Pour cette raison, la lumière supplémentaire, appelée Chamache, est située au-dessus, en retrait ou en avant des autres, et doit rester allumée.

Les lumières de Hanouka

Toute la nuit, il est permis d’allumer les lumières de Hanouka avec les bénédictions d’usage. Passée la nuit, on ne peut plus allumer mais on allumera le lendemain normalement.
 Un hôte, s’il occupe une chambre à lui dans l’appartement, doit allumer sa Hanoukia. Il peut aussi participer aux frais du chef de la famille et s’associer à lui.
 Le vendredi, on allumera d’abord les lumières de Hanouka, puis les nérot du Chabbat.


Attention

Le vendredi soir, les bougies de Hanouka doivent rester allumées au moins
1h30. Les prévoir en conséquence.
Après le Chabbat, on dira d’abord la Havdala puis on allumera la Hanoukia mais à la synagogue, on fera le contraire.
A la synagogue, pendant toute la semaine, une Hanoukia devra être allumée avec bénédictions, entre min’ha et arvith, par l’officiant. On la placera au mur sud. Cet allumage ne dispense pas de celui de la maison qui reste obligatoire.
 Celui qui est en deuil ne se chargera pas d’allumer la Hanoukia de la synagogue, afin de ne pas réciter « chéhékhéyanou ». Dans sa maison, il pourra le dire.
 L’huile et les mèches ayant servi à la mitzva et qui restent après Hanouka, devront être brûlées ensemble. On ne pourra s’en servir que dans la mesure où on l’aura formulé oralement auparavant. Pendant les huit jours de Hanouka, on récitera le Hallel complet. Dans la amidah, on ajoutera «Al Anissim». En cas d’oubli, on pourra se reprendre tant que l’on n’a pas dit le nom d’Achem. On ne se reprendra pas dans l’autre cas. Dans le Birkat Hamazone, on ajoutera également  «Al Anissim».

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