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23 Mars 2017 | 25, Adar 5777 | Mise à jour le 22/03/2017 à 17h32

Chabbat Vayakel-Pekoudé : 18h51 - 19h59

Rubrique Monde juif

Bataille de ménorah à New York

La plus grande ménorah du monde à Manhattan (DR)

Deux ménorah de hanouka érigées à New York par le mouvement ‘habad se disputaient le titre de « plus grande ménorah du monde ». Suite à une décision rabbinique, une seule d’entre elles aura le droit de se nommer ainsi. Et ce n’est pas forcément la plus élevée.

Depuis plus de vingt ans, l’immense hanoukia de Rav Shimon Hecht se dresse dans le quartier de Park Slope à Brooklyn. Et pour allumer, à Hanouka, ce qu’il appelait jusqu’à maintenant « la plus grande ménorah du monde », le rabbin doit se transporter plus de dix mètres plus haut dans une sorte d’ascenseur. Or, si les dimensions du candélabre géant n’ont pas changé, Rav Hecht n’a plus le droit de le nommer comme il l’a toujours fait.
C’est, en effet, ce que vient de décider un beth-din loubavitch (mouvement auquel il appartient) qui lui a enjoint de céder le titre à une autre ménorah du « mouvement », celle qui se dresse à Manhattan, au coin de Central Park, à la hauteur de la cinquième avenue. Cela, bien que celle-ci ait quinze centimètres de moins. Comment expliquer cette décision ? Tout simplement parce que Rav Shmuel Butman, celui qui est responsable de la ménorah de Manhattan (et qui a poursuivi son « collègue » devant le beth-din), a été le premier à décerner le titre mondial à sa ménorah du fait, notamment, qu’elle a été érigée dix ans avant sa rivale.
« Chaque opération de Hanouka a pour but de faire connaître le miracle de manière à ce que soit sanctifié le nom de D-ieu et celui de Habad et non le contraire, a tranché le tribunal début décembre. De ce fait, lorsqu’une autre organisation, dans la même ville, utilise la même appellation sans la permission du plaignant, cela peut causer le contraire du respect pour le mouvement loubavitch », a-t-il poursuivi.


Intervention du tribunal rabbinique
Le tribunal rabbinique a, aussi, demandé au Rav Hecht de changer la manière dont il fait la publicité pour son allumage et d’utiliser une autre dénomination telle que, par exemple, « la ménorah centrale de Brooklyn ». A l’heure actuelle, et pour se conformer à cette décision, le rabbin et son fils travaillent à changer leur site Internet et leur page « Facebook » qui, intitulés « la ménorah la plus grande du monde », présentaient un logo montrant le candélabre litigieux s’élevant d’un globe terrestre.
Tout cela n’empêchera pas les deux rabbins de procéder à l’allumage publique comme chaque année (les deux derniers maires en date de New York, Michael Bloomberg et Bill de Blasio, ont allumé sur les deux sites). « Tout l’esprit de la fête est de publier le miracle, insiste Rav Moshe Hecht, le fils de Rav Shimon Hecht. Les ménorah publiques attirent l’attention ». Y compris lorsque le shamash de la ménorah de Brooklyn se détache dans le ciel à une quinzaine de centimètres de plus que son homologue de Manhattan. Qui, rappelons-le pour la petite histoire, a été créé par l’artiste israélien Yaacov Agam.

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