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20 Janvier 2017 | 22, Tevet 5777 | Mise à jour le 19/01/2017 à 17h22

Rubrique Moyen-Orient/Monde

ONU

Antonio Guterres, un secrétaire général de l'ONU favorable à Israël ?

Antonio Guterres (DR)

Le successeur de Ban Ki Moon, qui avait obtenu en octobre treize votes favorables parmi les quinze membres du Conseil de sécurité, a de solides relations au sein de la gauche israélienne.

Il prendra ses fonctions le 1er janvier prochain, mais le nouveau secrétaire de l’ONU est déjà au travail. « L’Onu doit se préparer à changer » a déclaré Antonio Guterres, le 12 décembre, à New York, au moment de prêter serment. Le successeur de Ban Ki Moon faisait notamment référence à des réformes en matière de maintien de la paix, mais côté israélien, on entrevoit les choses sous une perspective quelque peu différente.
« L’Etat d’Israël espère, et attend, des Nations unies, sous sa direction, qu’elles agissent dans l’esprit de leurs principes fondateurs comme institution juste et capable de faire la différence entre le bien et le mal, et qu’elles mettront fin à son obsession d’Israël », déclarait l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, dans un communiqué publié le 5 octobre le jour de l’élection de l’ancien Premier ministre portugais (1995-2002).

« Plus proche d’Amos Oz que de Netanyahou »

Né en 1949, ce militant socialiste, aux convictions catholiques bien ancrées, a noué dans sa carrière de solides relations avec plusieurs responsables israéliens de gauche. Considéré comme un ami de Shimon Pérès, M. Guterres s’est également rapproché de l’ancien Premier ministre travailliste Ehud Barak, lors de son mandat de secrétaire général de l’Internationale socialiste entre 1999 et 2005. « Je suis convaincu qu’il saura se montrer juste » observait le lendemain, M. Barak, à la radio militaire israélienne. Pourfendeur de la politique du gouvernement israélien, celui qui est aujourd’hui retiré de la vie politique ajoutait que les options défendues par  M. Guterres étaient « plus proches de celles d’Amos Oz que de Netanyahou ». De quoi douter d’une réorientation fondamentale de l’ONU sur le dossier israélo-palestinien sur lequel cet orateur reconnu appelait de ses vœux, pendant la campagne, « un élan diplomatique en faveur de la paix ».
Ancien haut-commissaire des Nations unies à la question des refugiés entre 2005 et 2015, M. Guterres n’a jamais tenu de
« déclaration remarquable contre Israël » selon l’ancien ambassadeur israélien à l’ONU Ron Prosor. Il a néanmoins consacré dans le passé plusieurs interventions aux réfugiés palestiniens. En pleine crise humanitaire en Syrie et en Irak, il notait ainsi, en septembre 2014, devant la Ligue arabe au Caire, que ces situations demeuraient « pâles en comparaison de la situation désespérée des Palestiniens ».

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