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20 Janvier 2017 | 22, Tevet 5777 | Mise à jour le 19/01/2017 à 17h22

Rubrique Communauté

Albert Benaros, le fondateur du Franprix Cacher Voltaire est mort

Le fondateur du Franprix casher de Voltaire. (DR)

La disparition d’Albert Benaros a suscité une forte émotion bien au-delà du quartier de Voltaire où il était devenu une figure après avoir fondé le Franprix cacher.

Ils l’ont côtoyé, connu et aimé et à dire vrai, on ne pouvait qu’aimer Albert Benaros tant l’on comprenait en un regard ou en une discussion qu’on avait face à soi une personne imposant le respect, d’une grande générosité et d’une très haute stature morale. Il avait remis les clés du travail il y a un an et demi en vendant son Franprix du 240 boulevard Voltaire et ses amis, sa famille, espéraient qu’il allait enfin se reposer. Originaire d’Algérie, Albert Benaros avait commencé à travailler très jeune et il ne s’était jamais arrêté. Quant il s’est éteint lundi soir, il était à l’aube de ses 84 ans.  

Mardi matin, le boulevard Voltaire était très calme. L’enterrement au cimetière de Pantin a réuni des centaines de personnes, certains ont rapporté un millier, et les hommages qui lui ont été rendus ont bouleversé. Gil Taïeb l’a bien connu et se souvient d’un être « tendre » et de leurs « moments simples de vérité. Nous parlions lui et moi de cœur à cœur ».

« Albert, c’était un personnage et si cette partie du boulevard Voltaire est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, c’est grâce à lui. C’est lui qui a donné cette centralité juive à cette partie du quartier. Après lui, l’école s’est établie et les commerces se sont développés. Il ne disait d’ailleurs jamais que c’était des concurrents mais des nouveaux de la famille qui se rapprochaient les uns des autres ». Pour Gil Taïeb, Albert Benaros était « un peu le mentor et la boussole du quartier. C’était un homme plein de cœur vers lequel les gens se tournaient pour avoir des conseils. Il avait toujours de la hauteur sur les choses et un regard, une analyse nets ».



« Une perte pour la communauté »


Cette très grande attention aux autres, ses clients les plus fidèles l’ont observée. « Albert était un grand monsieur, très simple, très généreux mais toujours très discret. Il aimait être avec les gens et les gens aimaient être avec lui. C’était quelqu’un d’humble qui avait la foi, il marchait avec D.ieu. Il avait aussi beaucoup d’humour et des mots gentils pour chacun », confie Frédéric. Très bon gestionnaire, il avait du cran et du tempérament mais avec la justice en tête. « C’est vraiment une très grande perte », estime Robert Cohen, le président de la synagogue Beth Eliahou, rue de Chevreul. 

« Albert avait beaucoup de classe, beaucoup d’allure. C’était un fidèle de la communauté toujours jovial et généreux qui aimait faire le bien autour de lui. Tous les chabbat, il venait à la synagogue et son plaisir, c’était de lire la haftara ». Une plaque de Ner Nechama lui sera prochainement dédiée. 

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