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23 Mars 2017 | 25, Adar 5777 | Mise à jour le 22/03/2017 à 17h32

Chabbat Vayakel-Pekoudé : 18h51 - 19h59

Rubrique Culture/Télé

Au cinéma: « Inertia », portrait de femme

« Inertia » d’Idan Haguel avec Ilanit Ben Yaakov. (Vered Adir)

Idan Haguel nous emmène dans un récit étrange, mais pas dénué d’intérêt.

Au réveil Mira se rend compte que son mari a disparu. Déstabilisée elle entreprend des recherches, mobilise la police, réfléchit avec sa fille. Peu à peu, l’absence ne devient plus un handicap, mais une façon d’exister autrement. Résultat, son inertie et son flegme dans l’épreuve déconcertent. Pour son premier long-métrage, Idan Haguel s’inscrit dans la lignée des jeunes cinéastes qui ont choisi l’indépendance financière. Pas de course éperdue ou de sollicitations auprès des fonds publics de soutien au cinéma israélien. Seul un producteur a pris le risque du financement. Quand on sait que nombreux sont les réalisateurs israéliens qui choisissent de créer en toute liberté au risque économique certain, on ne peut qu’admirer cette mentalité d’artistes non assistés volontairement. Haguel livre un portrait de femme (peu connue du grand public, Ilanit Ben Yaakov livre une belle prestation) au style minimaliste comme souvent dans le cinéma israélien. Dans son balancement entre drame, thriller, et comédie noire, on reste parfois à distance. L’hermétisme du traitement, souvent absurde, est agissant. Mais ce jeune cinéaste au film récompensé dans plusieurs festivals réussit à nous toucher par son univers singulier. Un réalisateur à suivre.

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