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27 Mars 2017 | 29, Adar 5777 | Mise à jour le 27/03/2017 à 11h02

Chabbat Vayikra : 20h02 - 21h10

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Opinion. Coup d'arrêt pour les ayatollah

Alors que l'Iran des Ayatollahs se livre à une série de provocations armées, Trump lui signifie que la représentation va finir (DR).

Le billet de Léon Rozenbaum.

 Le président Trump n'a pas l'heur de plaire à tout le monde. Barack Obama passait beaucoup mieux à l'écran avec son sourire étudié et son ton compassé ou jovial. La différence entre les deux hommes politiques ne s'arrête pas là. Obama est la quintessence du post-modernisme, cette attitude d'esprit devenue véritable idéologie selon laquelle tout est relatif: il n'y aurait pas de vérités absolues, Il n'y aurait pas non plus d'Histoire puisque tout dépendrait du "narratif", de la façon dont la réalité est vécue et racontée… .Du coup, un pays ou une civilisation qui se positionne en ennemi, ne l'est pas forcément, tout dépendrait de la façon dont vous l'appréhendez!

C'est ainsi que l'Iran des Ayatollahs qui depuis longtemps défie l'Occident et a juré d'effacer Israël de la carte et déploie d'immense efforts par s'armer jusqu'aux dents aussi bien en armement nucléaire qu'en lanceurs intercontinentaux, qui fait régner à l'intérieur un pouvoir dictatorial avec des centaines d'exécutions capitales, qui finance un terrorisme insane partout où il peut, est devenu un "partenaire" pour la langue de bois orwellienne qu'Obama et avec lui de nombreux aréopages européens ont concoctée pour un Occident de plus en plus décérébré.

 George Orwell, un écrivain britannique de la première moitié du vingtième siècle a mieux que personne eu l'intuition du post-modernisme et des ravages pour l'humanité des effets de la "novlangue", ce travestissement du réel derrière une façade linguistique pervertie qui est le propre de toutes les dictatures accomplies ou en devenir. 

Le déni de la réalité de l'affrontement Occident-Islam a déjà une longue histoire et ses effets destructeurs sur l'Occident commencent à peine à se dévoiler ailleurs que dans des cercles restreints. Donald Trump, le nouveau président des USA, première puissance mondiale, oblige l'Occident à se réveiller de sa torpeur mortelle. Rien n'est moins "sympathique". Il faut regarder la réalité en face! A peine a-t-il entrepris quelques mesures concrètes mais surtout symboliques, en bloquant l'entrée aux USA pour une période limitée, des citoyens d'Etats musulmans où fleurit le terrorisme, qu'une énorme levée de boucliers aux USA même et dans le monde prétend le vouer aux gémonies.

Alors que l'Iran des Ayatollahs se livre à une série de provocations armées, Trump lui signifie que la représentation va finir. Le voilà aussitôt taxé de belliciste par le colossal chœur des vierges post-modernes. Le retour de la Nation dans les esprits et la réalité politique ne signifie pas nécessairement un enfermement nationaliste. C'est parce qu'en Israël nous revenons depuis moins de 70 ans d'un exil de dix-neuf siècles et que nous devons affronter l'irrédentisme musulman en première ligne, que nous sommes en mesure de comprendre cela probablement mieux que personne mais aussi  d'apprécier à sa juste valeur le courage de Trump qui, visiblement incompris, entend sauver l'Occident de son inconscience coupable et donner un coup d'arrêt aux Ayatollahs et à l'Islam conquérant en général.

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