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27 Février 2017 | 1er, Adar 5777 | Mise à jour le 24/02/2017 à 17h56

Chabbat Térouma : 18h19 - 19h26

Rubrique Régions

Le court-métrage israélien en compétition

Du 3 au 11 février,le 39e Festival International du Court-Métrage à Clermont-Ferrand présente en compétition internationale deux films israéliens, dont « Anna » d’Or Sinai, notamment primé au Festival de Cannes.

Plus de 160 000 entrées l’an passé, près de 8000 films reçus du monde entier pour cette édition, des chiffres qui illustrent l’importance de cette manifestation sans frontières. Créée il y a une quarantaine d’années en l’absence de prétention, la manifestation d’abord nationale ajoute dix ans plus tard à son offre des films étrangers. Lieux trop petits, le festival rencontre tous les soucis d’une activité en fort développement. Mais l’ampleur est telle qu’après avoir trouvé le confort nécessaire, maintenant la place manque de nouveau. Aux trois compétitions proposées (nationale, internationale, et une de cinéma expérimental) se greffent un marché du film court, des rencontres, des débats, des expositions, des concerts, des ateliers. Ce qui enrichit l’événement, mais complique les besoins d’emplacement. Certes, rançon du succès. Si l’on salue l’arrivée de pays qui concourent pour la première fois, la présence du cinéma israélien est plutôt régulière. Pour la compétition internationale, 75 films (14 films d’animation, 7 documentaires, 54 fictions) de 55 pays dont 32 réalisés par au moins une femme ont été retenus parmi plus de 6 000 inscriptions, de 131 territoires, du Sénégal au Japon, en passant par la Nouvelle-Zélande et la Bolivie. Israël est représenté non seulement par une femme, mais une réalisatrice de talent, Or Sinai. Son court-métrage, « Anna » découvert à Cannes a été aussi bien récompensé au prestigieux festival de Toronto qu’à celui de Tel Aviv. L’histoire d’une mère qui choisit de mettre en avant son côté femme vaut aussi ce plébiscite grâce à Evgenia Dodina. La comédienne venue du théâtre national imprime l’écran de son jeu, comme on vient de le voir au cinéma dans « Une semaine et un jour » d’Alan Polonski.  Autre film dans la course internationale « The transfer » de Michael Grudsky une coproduction israélo-allemande (presque aussi nombreuses que les françaises) qui raconte la situation difficile de trois soldats israéliens bloqués dans le désert du Néguev avec un prisonnier arabe. Au marché du film court, comme chaque année un stand israélien présente la variété des écoles d’excellence du cinéma israélien, d'où vient Or Sinaï (l'école Sam Spiegel à Jérusalem). Soulignons que ces deux jeunes cinéastes ont été sélectionnés au plus important festival international consacré exclusivement au film court. Le festival de Clermont-Ferrand. 

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