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30 Avril 2017 | 4, Iyyar 5777 | Mise à jour le 28/04/2017 à 14h04

Chabbat A'harémot - Kédochim : 20h54 - 22h09

Rubrique Communauté

Le bonheur d’être grand-mère

Bonne fête mamie, mémé, bubelé : la journée des grands-mères sera célébrée partout en France dimanche 5 mars.

Il y a les mamies cheftaines joyeuses et toujours prêtes, les mamies pompiers arrivant ventre-à-terre au moindre coup de fil affolé, les mamies discrètes, les matriarches et les mamies fragiles, en moins bonne santé. Jamais depuis trente ans, les grands-mères n’ont été aussi visibles dans la société française, à la télévision et dans la publicité. Elles ont depuis 1987 une journée nationale qui leur est dédiée et même un Concours national avec écharpes et défilé. En 1996, Fabienne Ollier voulait rendre hommage à ces femmes toujours plus belles avec les années. La présidente des Amis de Meir Panim France Jocelyn Sznabel a décroché en 2016 le titre de « super mamie » franco-israélienne de l’année. 

Mais quelle est donc cette personne qui entre dans le « troisième âge » de plus en plus tôt ? Aujourd’hui en France, on devient grands-parents à la cinquantaine. Les femmes sont grands-mères à 54 ans en moyenne. Quand elles sont en forme et mieux, qu’elles conduisent, elles sont une providence pour les filles et les belles-filles. Elles ont un rôle à jouer non pas dans l’éducation des petits-enfants, mais dans le lien entre ceux-ci et leurs parents. « C'est vraiment la place d’un grand-parent de dire : Tu sais quand ta mère était petite, elle aimait ceci ou cela », avait confié la psychologue Jeanne Siaud-Facchin au micro d’Europe 1.  


Le cap de la cinquantaine

En dehors du cercle familial, la grand-mère active a un rôle social important notamment dans la vie associative. Les jeunes retraités sont un réservoir considérable de bénévolat et de temps disponible. Au plan communautaire, nombre de femmes s’engagent de façon volontaire dans des structures pour faire tourner la grande machine de la vie juive. Il faut dire qu’elles incarnent souvent les valeurs qui nous manquent et qui rejoignent l’intérêt collectif en termes de respect, d’honnêteté, de civilité et de prudence. 

Elles préservent aussi (pour certaines !) un certain usage de la langue française, comme en témoigne le traducteur « Grand’Mère Connect » lancé pour la journée des grands-mères 2017 et qui s’amuse à mettre en parallèle les expressions des jeunes et celles de leurs grands-mères. Quand le petit Avner dira « c’est mort », mamie dira « c’est fichu ». S’il ajoute « c’est la loose », elle répondra « tu n’as pas eu de chance ». Le traducteur propose « Avoir le seum » (véridique) dans la langue du jeune de 2017. Mais là, pas sûr que sa mamie (sépharade) ne lui réponde « Tu es énervé ? »… 

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