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30 Avril 2017 | 4, Iyyar 5777 | Mise à jour le 28/04/2017 à 14h04

Chabbat A'harémot - Kédochim : 20h54 - 22h09

Rubrique Culture/Télé

Croire ou ne pas croire ?

(DR)

Nicolas Bouhkrief avec « La confession », après son très fort « Made in France », revient sur un propos qui tourne encore autour de la religion.

Le film de Nicolas Bouhkrief n’est absolument pas un remake de celui de Jean-Pierre Melville. Il s’agit d’une toute autre adaptation, très libre cette fois, du livre de Béatrix Beck, « Léon Morin, prêtre ». Il la situe entre la fin de la Seconde guerre mondiale, en 1944, et la Libération. On y découvre un dialogue amoureux d’une sincérité absolue dans leur foi, mais avec une réelle ouverture d’esprit, entre un prêtre, Léon Morin, et Barny, communiste. L’amour inconcevable domine la confrontation de ce religieux et de cette non-croyante. Barny n’hésite pas à cacher un jeune garçon qui désemparé dit : « C’est quoi être Juif ? ». Barny dont le mari est emprisonné (pas veuve comme dans le livre, pour accentuer la tension dramatique) se voit dénoncée.  Morin la sauve quand les Allemands venus l’arrêter tentent d’abuser d’elle. Le prêtre, de son côté, prend position lors de l’un de ses prêches contre la fusillade d’otages par les Allemands en citant : « S’il me manque l’amour, je ne suis rien ». Engagés, amoureux, non enfermés dans leur dogme, les protagonistes refont vivre l’œuvre de Béatrix Beck. Le jeu de Romain Duris qui incarne l’ecclésiaste vaut surtout par ses silences et ses regards. Face à lui Marine Vatch, que l’on connaît peu, tient la distance. La mise en scène sobre complète l’interprétation.


En salles :  « La confession » de Nicolas Bouhkrief avec Romain Duris, Marine Vatch.

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