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25 Mai 2017 | 29, Iyyar 5777 | Mise à jour le 24/05/2017 à 17h40

Chabbat Bamidbar : 21h21 - 22h43

Rubrique Culture/Télé

Tomer Sisley : « Je parle hébreu à mes enfants » »

« Je parle hébreu à mes enfants » (Wikipedia)

Tomer Sisley était l’invité d’honneur du Nice Israel Film Festival qui fête ses dix ans d’existence. L’interprète de « Largo Winch » parle de son attachement à la Côte d’Azur, de son soutien à Israël et à la culture, de son identité juive.

Actualité Juive : Il y a dix ans vous étiez le parrain du premier NIFF…

Tomer Sisley : Je n’ai pas vu passer ces dix ans. Je suis le premier étonné. Dix ans c’est une vie. Cela se passait dans une petite salle. C’était organisé à l’israélienne, c’est-à-dire pas très bien organisé (rires). C’était déjà agréable. Le NIFF était un tout petit bébé, aujourd’hui, il a ses sponsors, sa légitimité ; des acteurs israéliens y viennent. Le cinéma israélien a acquis ses lettres de noblesse depuis un moment déjà. Les Israéliens maîtrisent très bien l’art

de raconter des histoires.


A.J.: N’est-ce pas une bonne chose que le cinéma israélien soit représenté en France ?

T.S. : C’est une bonne chose que l’on puisse parler de quelque chose en rapport avec cet Etat sans susciter de la colère, de la rage chez certaines personnes. Il est assez agréable d’assister à un événement culturel lié à Israël sans que l’on parle de boycott. Je suis israélien, je suis d’accord avec énormément de critiques, je ne suis pas d’accord avec le régime en place. Cependant, beaucoup de choses ne sont pas fondées. On tape un peu trop sur ce pays. Israël est la seule démocratie dans cette région du monde. Il vaut mieux être étranger en Israël, qu’Israélien dans un des pays voisins de cet Etat.


A.J.: Quel est votre lien à la région azuréenne ?

T.S. : C’est ma patrie. J’y ai grandi, je suis venu de Berlin, ma ville natale, à Nice quand j’avais neuf ans. J’y ai appris à faire du ski, de la planche à voile… J’y ai connu mes premières amours.


A.J.: Comment vivez-vous votre judaïsme ?

T.S. : Je ne suis pas pratiquant. J’adore paraphraser Carl-Gustav Jung qui, quand on lui demandait s’il était croyant, répondait : « Je ne crois pas, je sais ! ». Je trouve ça très fort. J’aime bien la psychanalyse, c’est très juif (rires). Je lis l’hébreu, j’ai lu la Torah pour ma bar-mitsva. Il m’arrive d’aller à la synagogue. Je parle hébreu à mes enfants, je veux qu’ils apprennent et maîtrisent cette langue. Cependant, je suis contre le communautarisme.


A.J.: Le 5 avril prochain sortira le nouveau film d’Eric Valette : « Le serpent aux mille coupures ». Quel est votre rôle dans ce long-métrage ?

T.-S. : C’est le cinquième film d’Eric Valette, cinéaste connu et reconnu. C’est son film le plus personnel, sans aucune concession. Un film noir, noir, noir. Les personnes méchantes le sont à mille pour cent. Je joue le rôle d’un motard dont on ne connaît pas le nom, ni le prénom, ni le lieu d’où il vient. Il semble être en cavale. Il est blessé. Il va séquestrer une famille le temps que sa blessure guérisse. J’aime bien faire des choses surprenantes. 

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