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27 Mars 2017 | 29, Adar 5777 | Mise à jour le 27/03/2017 à 11h02

Chabbat Vayikra : 20h02 - 21h10

Rubrique Israël

A l'épreuve du dossier israélo-palestinien

B. Netanyahou reçoit J. Greenblatt émissaire de D. Trump (Flash90.)

Jason Greenblatt, l'émissaire du président Trump a effectué sa première prise de contact à Jérusalem et à Ramallah.

Le chef de la Maison Blanche est passé à l'action. Moins de deux mois après son investiture, Donald Trump a dépêché son émissaire pour tenter de remettre sur les rails un processus diplomatique au point mort depuis plus de trois ans. Pour le chargé de mission qui doit faire ses premières armes, la gageure est d'autant plus grande que tous les diplomates chevronnés qui l'ont précédé sont repartis les mains vides. 

Jason Greenblatt a entamé sa visite le 13 mars par une rencontre avec Binyamin Netanyahou. Les deux hommes ont tenu une réunion de travail de plus de cinq heures, au cours de laquelle, ils ont passé en revue tous les aspects du dossier. Donald Trump avait indiqué qu'il souhaitait voir les Israéliens « lever le pied » sur la construction dans les implantations. La discussion a donc porté sur la meilleure façon d'y parvenir, en ménageant la cohésion de la coalition  gouvernementale israélienne. 

Du point de vue d'Israël, le plus délicat à négocier dans cette première phase est celle de sa liberté de construire au-delà de la ligne de 1967, sans mettre les Américains en position difficile. On devrait d'ailleurs voir la mise en place d'un canal d'informations entre Jérusalem et Washington, pour éviter de prendre l'administration américaine par surprise. Le chef du gouvernement israélien veut pouvoir créer de nouveaux logements dans les limites municipales des implantations. Les Américains préfèrent que cela se passe dans le périmètre déjà urbanisé, d'une surface trois fois inférieure. 


Éviter de prendre l’administration américaine par surpise

Pour Jason Greenblatt, la tâche n'a pas été plus simple à Ramallah. Pas question pour les Palestiniens d'accepter une normalisation des relations d'Israël avec les pays arabes, tant qu'il n'y aura pas d'Etat palestinien et tant que la question des réfugiés n'aura pas été réglée. Cela va totalement à l'encontre de l'initiative de paix de la Ligue Arabe, a expliqué en substance Nabil Shaath, le conseiller diplomatique du chef de l'Autorité Palestinienne. Pour le proche de Mahmoud Abbas, les Palestiniens souhaitent reprendre de bonnes relations avec les Etats-Unis, mais sans renoncer à leurs revendications.  

Ramallah maintient une totale défiance à l'égard du gouvernement israélien, qu'il accuse de chercher à gagner du temps pour continuer à construire en Judée-Samarie et à Jérusalem. A l'issue de sa rencontre avec Mahmoud Abbas, Jason Greenblatt a indiqué que l'entretien avait porté sur les moyens de promouvoir la paix, le renforcement des services de sécurité palestiniens et l'arrêt de l'incitation à la violence. Faute d'avoir progressé vers une solution, l'émissaire américain repart avec une meilleure compréhension des défis qui l'attendent. 

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